Mes aventures en couchsurfing
chapitre 9📝 537 mots👁 47 vues

La fin des vacances

Le TGV file à toute vitesse vers Paris, et moi je suis vautrée dans mon siège première classe, les jambes écartées sous la petite table, encore toute collante de ce qui s’est passé à Tours. Le sperme des deux agents sèche sur ma peau, entre mes cuisses, sur mon ventre, dans mes cheveux. Ça sent le sexe brut, l’interdit, et j’adore ça.

Je n’ose pas aller me nettoyer tout de suite ; j’aime trop cette sensation de saleté, de petite pute qui vient de se faire démonter et qui en a tiré profit. Je finis par me lever pour les toilettes. Dans le miroir, je me regarde : les yeux brillants, les lèvres gonflées, des traces blanches sur le cou et les seins. Je passe un doigt entre mes lèvres intimes, encore toutes sensibles et béantes, et je goûte leur mélange. Un dernier frisson me traverse. Je me lave un minimum, juste assez pour ne pas attirer les regards, mais je garde ma culotte dans mon sac. Je veux sentir l’air sur ma chatte nue jusqu’à Paris.

En sortant de la gare Montparnasse, l’air parisien me frappe : plus frais, plus rapide, plus anonyme. Je traîne mon gros sac à dos sur le trottoir, et je sens déjà que la ville me manque et m’étouffe à la fois. Je prends le métro jusqu’à mon petit studio du 20e, celui que je sous-loue à une copine partie en stage à l’étranger. Il est exactement comme je l’ai laissé : bordélique, posters aux murs, lit défait, odeur de moins.

Je pose mon sac, je me déshabille complètement, je m’allonge nue sur mon lit et je laisse les souvenirs défiler. Thomas et sa timidité explosive. Martine et Didier qui m’ont ouverte à tout. La piscine d’Alex et les corps entremêlés. Lucette et sa douceur infinie. Claire et cette tendresse interdite. Et enfin, les deux agents qui m’ont baisée comme une chienne dans un local technique.

Ma main descend toute seule entre mes cuisses. Je suis encore trempée rien qu’à y repenser. Je me caresse lentement, je revois chaque bite, chaque langue, chaque giclée. Je jouis en silence, la tête dans l’oreiller, un orgasme long et profond qui me vide complètement.

Les jours suivants, je reprends la fac. Psycho première année, les cours magistraux, les amphis bondés. Je retrouve mes copines, je leur raconte une version ultra-light de mon voyage : « Couchsurfing génial, plages, randos, gens adorables. » Elles me croient, ou font semblant. Mais moi, je sais que plus rien ne sera comme avant.

Le soir, seule dans mon studio, je rouvre l’appli couchsurfing. Je fais défiler les annonces : Lisbonne, Berlin, Barcelone, Amsterdam… Des profils d’hôtes seuls, de couples, de groupes. Je sens déjà l’excitation monter. Ma chatte palpite rien qu’à l’idée de repartir, de me faire héberger par des inconnus, de jouer, de provoquer, de me laisser emporter.

Je réserve un billet pour Lisbonne dans deux semaines. Un hôte de 40 ans, photographe, appartement avec vue sur le Tage, commentaires qui parlent « d’accueil chaleureux et ouvert d’esprit ». Je souris en validant.

Paris, c’est bien. Mais moi, je suis devenue une voyageuse particulière. Une aventurière du plaisir. Une petite salope en couchsurfing, comme dirait l’autre.

Et ce n’est que le début.

Fin du tome 1. 😈