Oh mon Dieu, aujourd'hui c'est le jour J ! J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure rien qu'à l'idée de partir toute seule dans les Landes. À 18 ans, ma première vraie aventure solo… je suis trop excitée, j'arrive presque pas à tenir en place. Mon gros sac à dos est prêt, mon billet TGV bien au chaud dans mon téléphone, et me voilà en route pour gare Montparnasse.
Pour le voyage, je me suis fait plaisir : un petit short ultra-court et hyper moulant qui épouse parfaitement mes fesses et fait ressortir mes jambes bronzées (ouais, je sais, c'est provoc', mais j'adore sentir les regards qui glissent sur moi). Et en haut, un débardeur tout fin, près du corps, qui laisse deviner juste ce qu'il faut de mes formes. J'aime trop cette sensation quand les mecs me matent en coin, ça me fait frissonner de l'intérieur.
Dans la gare, c'est la folie habituelle, mais je trouve mon TGV sans souci. Voiture 12, place côté fenêtre… parfait. Je m'installe, je cale mon sac, et là je découvre le mec assis à côté de moi. Wow. La quarantaine bien entamée, lunettes fines, moustache soignée, chemise un peu ouverte sur un torse qui a l'air encore pas mal. Il a ce petit air sérieux mais hyper chaleureux quand il me sourit. « Bonjour », qu'il me dit d'une voix grave qui me fait déjà un petit effet.
Moi, évidemment, je lui rends un sourire ultra-bright. « Salut ! » Et hop, la discussion s'enclenche direct. Il s'appelle Gilles. Il bosse à Paris et rentre tous les week-ends à Bordeaux voir sa femme et ses enfants. Classe, posé, avec une voix qui me caresse presque les oreilles. On parle de tout : de mon voyage, de la fac de psycho, du couchsurfing que je vais tester après cette première nuit safe chez le cousin d'un pote. Il rit doucement quand je lui explique le concept, et son regard reste un peu trop longtemps sur mes jambes croisées.
À partir de là… je sais pas, un truc s'allume en moi. J'ai envie de jouer. Juste un peu. Parce que c'est trop bon.
Je me penche un peu plus vers lui pour lui montrer une photo des plages des Landes sur mon téléphone, et mon débardeur descend juste assez pour qu'il ait une vue plongeante. Je sens son regard qui s'attarde, et ça me fait sourire intérieurement. Je croise et décroise lentement les jambes, mon short remonte encore d'un centimètre, et je fais genre je remarche rien. Je passe une mèche de cheveux derrière mon oreille en le regardant dans les yeux un peu trop longtemps, je ris à ses blagues en posant ma main sur son avant-bras une seconde de trop.
« Vous rentrez voir votre famille tous les week-ends ? Ça doit être dur d'être loin d'eux… » que je lui dis d'une voix plus douce, presque chuchotée, en battant un peu des cils. Il rougit légèrement, c'est trop mignon. Il me répond que oui, mais que le trajet passe vite quand on a de la bonne compagnie. Et là, son regard redescend sur mes cuisses. Je sens une petite chaleur monter dans mon ventre.
Je continue mon petit jeu tout le long du trajet : je me penche pour attraper ma bouteille d'eau dans mon sac, je m'étire « innocemment » en cambrant un peu le dos, je laisse traîner mes doigts sur l'accoudoir tout près des siens. À un moment, nos mains se frôlent « par accident », et je le regarde avec un petit sourire en coin sans retirer la mienne tout de suite. Il sent bon, un parfum boisé, viril. J'imagine presque ce que ça ferait s'il posait vraiment sa main sur ma cuisse… mais non, on reste sage. Enfin, presque.
Le temps file à une vitesse folle. Bordeaux arrive déjà, et je sens une petite pointe de déception. Gilles me propose de m'aider avec mon sac en descendant, sa main effleure mon dos quand il le soulève. « Faites attention à vous avec le couchsurfing, une jolie fille comme vous… » qu'il murmure presque, avec un sourire qui en dit long.
Je lui fais un dernier petit clin d'œil en descendant. « Merci pour le trajet, Gilles… c'était vraiment agréable. » Et je m'éloigne en balançant un peu plus les hanches, juste pour qu'il mate une dernière fois.
Cette aventure commence carrément bien. Ce soir, nuit tranquille, mais demain… demain, ça va vraiment commencer. Et j'ai déjà super chaud rien qu'à y penser. 😏
