Les Tentations du Train
chapitre 3📝 912 mots👁 0 vues

L’Urinoir – Premier Contact Interdit

Le deuxième jour, j’ai repris le même wagon, même heure. Camille était là, assise exactement à la même place, tailleur noir cette fois, jupe encore plus fendue, regard qui m’a transpercé dès que je suis monté. Elle n’a rien dit. Juste un petit sourire, et elle a croisé les jambes lentement, comme pour me rappeler ce qu’elle avait fait hier. Ma bite a durci avant même que je m’assoie.

Le trajet s’est passé dans un silence électrique. Pas un mot. Elle tapait sur son ordinateur, moi je faisais semblant de lire des mails sur mon téléphone, mais je ne voyais que ses cuisses, le bas couture qui remontait un peu plus à chaque secousse du train, et ses doigts qui jouaient distraitement avec son stylo – les mêmes doigts qui m’avaient vidé la veille. À chaque tunnel, je bandais plus fort, persuadé qu’elle allait recommencer. Mais non. Elle m’a juste fixé une fois, longuement, puis elle a murmuré :

« À ce soir, David. Ne sois pas en retard. »

Et elle est descendue à Montparnasse sans un regard de plus.

J’étais en feu. Au bureau, j’ai à peine bossé. Les écrans clignotaient, les courbes montaient et descendaient, mais moi je revoyais sa main sur ma queue, son pouce qui tournait sur mon gland, le sperme qui giclait sur sa manche sans qu’elle bronche. J’ai bandé toute la matinée. À midi, j’ai filé aux chiottes du bureau pour me branler vite fait, mais même là, rien. Je voulais attendre. Attendre le soir. Attendre le train retour.

Le retour, c’était pire. Elle n’était pas dans le wagon. J’ai scruté chaque rangée, chaque visage. Rien. J’étais déçu comme un con. Frustré. Ma queue douloureuse depuis le matin, mes couilles lourdes. J’ai descendu à Poitiers comme un zombie, rentré chez mes parents, avalé le dîner en silence pendant que ma mère parlait du voisin qui avait changé de voiture. J’ai prétexté la fatigue et je suis monté me coucher tôt.

Mais je n’ai pas dormi. Vers 23h, je me suis relevé, j’ai enfilé un jogging, je suis sorti. J’avais besoin d’air. Besoin de marcher. Besoin de… je sais pas quoi. J’ai marché jusqu’à la gare de Poitiers, même si le dernier train était parti depuis longtemps. Les quais étaient déserts, éclairés par des lampadaires jaunâtres. J’ai descendu jusqu’aux toilettes publiques du hall – ces chiottes crades que tout le monde évite sauf les clodos et les mecs en manque.

Je suis entré. Odeur d’urine, de Javel bon marché, de désespoir. Un seul urinoir allumé. J’ai sorti ma bite, j’ai commencé à pisser, la tête vide. Et là, il est entré.

Un type costaud, la quarantaine, jean usé, sweat à capuche, barbe de trois jours. Il s’est mis juste à côté de moi, à l’urinoir voisin, même si y en avait trois autres vides. Il a sorti sa queue – épaisse, déjà à moitié dure – et il a pissé en me regardant de côté. J’ai senti son regard sur ma bite. J’ai voulu ranger, mais mes mains tremblaient.

Il a murmuré, voix grave :

« T’as l’air tendu, mec. Besoin d’un coup de main ? »

J’ai gelé. Mon jet s’est arrêté net. Il a tendu la main, lentement, et il a empoigné ma queue encore humide d’urine. J’ai sursauté, mais je n’ai pas reculé. Sa paume était chaude, calleuse. Il a serré doucement, a commencé à me branler. Lentement. De haut en bas. Mon gland a gonflé instantanément. J’ai gémi malgré moi.

« Chut… laisse-toi faire. »

Il a accéléré. Sa main experte, rythme parfait. J’ai bandé comme jamais. Puis, de l’autre main, il a glissé entre mes fesses. Un doigt humide – il avait dû le lécher ou le mettre dans sa bouche – a trouvé mon trou. Il a tourné autour, puis poussé. Lentement. J’ai senti la première phalange rentrer. J’ai poussé un grognement étouffé.

Il a enfoncé plus profond. Le doigt a tourné, trouvé la prostate. Il a pressé. J’ai vu des étoiles. Ma bite a palpité dans sa main. Il a branlé plus vite, doigter en rythme. Je sentais le plaisir monter, violent, presque douloureux. J’allais jouir. Là, dans ces chiottes publiques, avec un inconnu qui me branlait et me doigtait comme une pute.

« Vas-y, lâche-toi. »

J’ai lâché. J’ai joui fort. Des jets puissants, blancs, qui ont giclé sur le mur en face, sur ses doigts, sur le sol. Mon cul s’est contracté autour de son doigt, spasmes violents. J’ai failli tomber. Il m’a tenu par la taille, a continué à me traire jusqu’à la dernière goutte, puis il a retiré son doigt lentement.

Il s’est rincé les mains au lavabo, m’a regardé dans le miroir.

« T’as aimé, hein ? Reviens quand tu veux. Même heure, même endroit. »

Et il est sorti.

Je suis resté planté là, pantalon aux chevilles, bite ramollie qui dégoulinait encore, sperme sur le mur, cœur qui battait à tout rompre. J’ai remonté mon froc, je me suis lavé les mains, je suis rentré chez mes parents à pied sous la pluie fine.

J’avais fui Paris pour arrêter les conneries.

J’avais fui Lena, Gisèle, les fenêtres d’en face, les orgies improvisées.

Et là, à Poitiers, dans des chiottes de gare, un mec que je ne connaissais pas venait de me branler et de me doigter jusqu’à l’orgasme le plus violent depuis des semaines.

Et le pire ?

Je savais déjà que j’allais y retourner.

Demain soir, après le train, après Camille.

Parce que maintenant, il y avait deux obsessions.

Une femme qui me contrôlait dans le train.

Un homme qui me faisait découvrir un plaisir que je n’avais jamais osé nommer.