Putain, je l’ai fait. J’ai vraiment claqué la porte de cet appart maudit de Levallois-Perret.
Tout a basculé quand j’ai vu la notification OnlyFans de Lena ce matin-là. Une miniature floutée, mais je me suis reconnu direct : mon torse, ma bite tendue, et elle à genoux devant moi dans ma douche, le jet chaud qui coulait sur mes cuisses. Elle avait posté ça avec la légende « Mon voisin pervers m’a enfin baisée… et il a adoré la golden shower 😈 Nouveau contenu bientôt ». Les commentaires explosaient déjà : des mecs qui demandaient si c’était à Paris, d’autres qui taguaient des pseudos que je connaissais vaguement de forums voyeurs. J’ai senti mon estomac se retourner. Si un seul collègue tombait là-dessus… fini le job à La Défense, fini les bonus, fini la vie de trader qui bande devant des écrans verts.
J’ai appelé le proprio le midi même, prétexté un deuil familial. J’ai fait mes cartons en trois heures chrono, jeté la moitié de mes fringues qui sentaient encore Gisèle et son parfum bon marché, et j’ai pris le premier TGV pour Poitiers. Direction la maison de mes parents, la chambre d’ado avec les posters délavés de Ronaldo et les vieux draps Star Wars. Retour à la case départ, 27 ans, queue encore sensible des dernières conneries parisiennes.
Le trajet retour a été long. Six heures de train, coincé entre une mamie qui ronflait et un ado qui scrollait TikTok sans casque. J’ai mis mes AirPods, lancé une playlist métal pour noyer le bordel dans ma tête, mais rien n’y faisait. Chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais :
Lena qui me pissait dessus en riant dans la douche,
Gisèle qui me chevauchait en hurlant « jouis dans mon cul, mon grand »,
la blonde et sa copine brune qui se léchaient sur le canapé en sachant que je matais,
et même ce mec anonyme à la fenêtre qui me branlait en miroir pendant que je giclais sur ma vitre.
J’étais censé fuir tout ça. Redevenir normal. Retrouver les dimanches chez maman, les barbecues avec mon père qui parle foot, les bières au bistrot du coin sans que personne ne sache que je suis capable de jouir en matant une mémé se défoncer le fion avec un god.
Mais bordel, même dans ce train, ma bite ne comprenait pas le message.
Vers Orléans, le wagon s’est vidé. Plus que cinq-six personnes éparpillées. J’étais seul sur ma rangée de quatre places. La fatigue, le stress, les images qui tournaient en boucle… j’ai senti la tension monter dans mes couilles comme une cocotte-minute. J’ai jeté un œil autour : personne ne regardait. La mamie dormait, l’ado avait mis sa capuche et dormait aussi. Dehors, il faisait nuit noire, juste les lumières des gares qui filaient.
J’ai ouvert ma braguette doucement. Ma queue était déjà à moitié dure, le gland sensible rien qu’au frottement du boxer. J’ai sorti un mouchoir en papier de ma poche – j’en avais toujours trois ou quatre depuis Paris, réflexe de branleur public. J’ai commencé lentement, juste des va-et-vient légers, en repensant à Lena. À ce moment précis où elle avait écarté les lèvres de sa chatte rasée et avait laissé couler le jet chaud sur mon torse, sur ma bite, sur mes couilles. Le goût salé sur ma langue quand je l’avais léchée après. Putain, c’était dégueulasse, c’était humiliant, et pourtant j’avais joui comme jamais.
Ma main a accéléré. J’ai relevé un peu mon manteau pour cacher le mouvement. Le bruit du train couvrait tout. Je serrais les dents pour pas gémir. Je revoyais aussi le mec de la fenêtre d’en face, sa main qui pompait en rythme avec la mienne, son sperme qui giclait sur sa vitre pendant que le mien coulait sur la mienne. Et si c’était lui qui m’avait suivi ? Et si Paris m’avait collé un virus sexuel dont je pouvais plus me débarrasser ?
J’étais au bord. Le gland gonflé, violet, une goutte de pré-cum qui perlait. J’ai approché le mouchoir, prêt à tout recueillir.
Et là, le contrôleur.
Il a surgi du couloir comme un fantôme, badge autour du cou, lampe torche à la main. « Contrôle des titres de transport s’il vous plaît. »
J’ai sursauté comme un gamin pris la main dans le sac. Ma bite a fait un soubresaut, j’ai failli jouir direct. J’ai plaqué le mouchoir dessus, refermé la braguette d’un coup sec – douleur fulgurante –, et j’ai sorti mon billet de l’autre main en tremblant.
Il m’a regardé deux secondes de trop. Peut-être qu’il a vu ma respiration saccadée, mes joues rouges, le mouchoir froissé que je tenais comme une grenade. « Tout va bien, monsieur ? Vous êtes tout pâle. »
« Ouais… ouais, juste fatigué du voyage. »
Il a scanné le billet, hoché la tête, et il est passé. J’ai attendu qu’il disparaisse au bout du wagon pour rouvrir ma braguette. Ma queue était toujours raide, douloureuse. J’ai repris plus vite, plus fort, imaginant que le contrôleur m’avait vu, qu’il allait revenir, qu’il allait me forcer à continuer devant lui. L’idée m’a fait vriller.
J’ai joui en silence, les mâchoires serrées, des jets puissants qui ont rempli le mouchoir, débordé sur mes doigts. J’ai essuyé vite fait, jeté le tout dans le gobelet de café vide qui traînait sur la tablette, et j’ai balancé le gobelet par la petite fenêtre entrouverte des chiottes quand je suis allé me laver les mains.
Dehors, la nuit filait. Poitiers approchait.
J’étais rentré chez moi pour fuir la débauche. Mais même dans ce train, même en pleine fuite, j’avais encore giclé comme un porc en pensant à tout ce que j’avais laissé derrière.
Et le pire ? J’avais déjà hâte de reprendre le train demain matin.
À suivre.
